Accueil arrow La Ville arrow Personnages Célèbres Bonjour, nous sommes le Vendredi 24 Mars 2017
Accueil
La Ville
Vivre à Saint-Pierre
Conseil Municipal
La Mairie
Vos Démarches
Vie Sociale
Marchés Publics
Nos Liens
Contactez-nous
La Voie du Sud en PDF

Personnages Celebres

François Césaire de Mahy

François Césaire de Mahy est né à Saint Pierre le 22 juillet 1830. Il est le fils de Marie Claude Le Coat De Kervéguen et de François Césaire de Mahy. Il fit ses études à Saint Denis puis à Paris. Reçu docteur en Médecine en 1856, il vint s’établir dans sa ville natale où il joua, jusqu’en 1870, un rôle politique prépondérant. Il fut, en effet, d’abord rédacteur puis directeur, du « Courrier de Saint Pierre », journal qui, sous le second empire, afficha des opinions résolument républicaines. Elu le 20 novembre 1870, représentant de la Réunion à l’Assemblée Nationale de Bordeaux, il devait rester député jusqu’à sa mort.

Surnommé « le Grand Créole », de Mahy fut, pendant 36 ans, le principal représentant de la Réunion à Paris. En 1882, 1883, il fut ministre de l’agriculture dans les cabinets Freycinet, et Fallières, puis, en 1887, 1888, ministre de la Marine et des Colonies.

François de Mahy fut, à la chambre des députés, un des grands champions de l’expansion coloniale françaises. Il mourut à Paris en 1906.

Une statue en fonte située sur la place de l’Hôtel de ville de Saint-Pierre rend hommage au « Grand Créole ». Elle a été inaugurée le 22 juillet 1934 à l’occasion du 104ème anniversaire de sa naissance en présence des membres de l’Académie de la Réunion


François Cudenet

Peintre-photographe

Pionnier du cinéma à la Réunion

Le 5 novembre 1836, à Saint-Pierre, est né François Cudenet, fils de François-Marie Cudenet, négociant, et d’Amélie Armanet. Son père, originaire de Saint-Malo, s’était installé à la Réunion où il avait dirigé une tannerie.

Après de brillantes études, il obtint un poste de professeur de mathématiques et de sciences naturelles au collège de sa ville natale. Mais ce sont les arts plastiques qui le passionnent. Pratiquant le dessin et la peinture depuis son plus jeune âge, il se lança dans l’aventure de la photographie d’art. Ce fut l’échec, il du fermer son cabinet et se consacra totalement à la peinture.  A l’exposition des Beaux-Arts du 12 juin 1864 à Saint-Denis, il obtint la médaille d’argent, devançant Constant Azéma. Le 17 juillet 1880, la société Sciences et Arts lui décerna sa médaille d’argent dans la catégorie fruits et Fleurs pour ses œuvres exposées.

En janvier 1896, lors d’un voyage à Paris, il assista au grand Café à une séance cinématographique des frères Lumière. Il fut enthousiasmé par cette  nouvelle invention.  Il décida d’acheter le nouvel appareil de projection et de proposer cette attraction culturelle aux Réunionnais. Il retourna dans l’île natale avec un projecteur Mendel. La première projection eut lieu le 17 décembre 1896 à 10h00 à l’Hôtel de Ville de Saint-Denis. Les séances attirèrent une foule considérable et il envisagea même d’en faire profiter les Mauriciens.

François Cudenet, une fois l’engouement tombé, retournera à ses anciennes amours.  A l’exposition de 1911 à Paris, il fit admirer « son pinceau plein de couleurs tropicales » : fruits de la Réunion saisissant de vérité mais également chrysanthèmes et natures mortes. Le 17 juin 1913, il fut nommé par le gouverneur Garbit, « membre fondateur de l’Académie de la Réunion ». Cette consécration n’intervint que peu de temps avant sa mort, quelques mois plus tard.

Ce franc-maçon aimait, semble-t-il, se laisser aller à la provocation pour choquer la société bien-pensante sudiste. Veuf très jeune, il avait ostensiblement refusé le mariage religieux avec sa seconde femme. Le couple eut quatre enfants.

Il mourut le 12 décembre 1913 sans avoir pu mener à terme un ouvrage illustré complet sur la Réunion. François de Mahy, le député de Saint-Pierre en avait rédigé la préface. Préface qui parut en août 1903 sous le titre de « Aperçu Historique sur l’Ile de la Réunion » dont Mahy précisait qu’il fut écrit « pour servir de préface à un grand ouvrage scientifique et artistique de son compatriote et ami François Cudenet sur la Réunion, ouvrage en préparation.

Méziaire Guignard dans son hommage funèbre souligna l’encyclopédisme de François Cudenet : « D’ordinaire la Nature partage ses dons entre ses favoris. Exceptionnellement libérale envers François Cudenet, elle les a tous versés et réunis sur lui. Art, science, littérature, qualités pratiques : elle lui a tout donné à la fois et elle a voulu qu’il réussit et se distinguât en toutes les choses de l’intelligence ».

La ville de Saint-Pierre  donné son nom, en 1992, à l’ancienne place d’Armes qui se trouve devant le cinéma Rex ;

Le credo de Cudenet : « la vie s’arrête au tombeau. Mais quoique borné à la Terre, l’Homme n’en doit pas moins, pour cette Terre, se perfectionner sans cesse et sa grandeur. Il n’a pas meilleure raison d’être que de chercher le vrai, d’aimer le beau et de pratiquer le bien ». ( propos rapportés par Méziaire Guignard)


Jules Hermann
Jules Hermann est né à Saint-Pierre le 1er novembre 1845. Il est le fils de Mathieu Hermann, commerçant, et de marie Laure Bordereau. Jules obtient son baccalauréat ès-lettres en 1864 et entame ses études de droit. Il devient avocat en 1869 et le 13 mai 1872, un arrêté du gouverneur Lournel, l’installe notaire à Saint-Pierre, succédant ainsi à  Charles Ernest Coulon. Il a 27 ans. En 1874, il épouse Laure Jenny Ange Renouard, fille d’un professeur de rhétorique au Lycée de Saint-Denis. De 1899 à 1900, il part pour Madagascar. Il entame une courte carrière politique. Il est conseiller général en août 1900. Il est maire de sa ville natale de mai 1901 à 1902. Il est battu aux élections législatives de 1902 par François de Mahy.

En 1904, il publie « un Projet de constitution pour la Réunion et autonomie financière ». Il est le fondateur du premier syndicat des planteurs de café et des planteurs de géraniums. En 1911, il se retire de la vie professionnelle pour se consacrer à ses écrits. Il publie un certain nombre d’œuvres (Œuvres de Jules Hermann), sur Saint-Pierre et son Port, sur la situation coloniale et son histoire comme à travers « la colonisation de l’île Bourbon et Fondation du quartier de Saint-Pierre ».

Le 21 juin 1913, le gouverneur Garbit, le nomme président de l’Académie de la Réunion. Cet homme s’est intéressé à tout en tant qu’homme politique, journaliste, historien, savant, chercheur et visionnaire.

Le 4 avril 1924, il meurt dans sa « Villa des Anges » au Tampon

Trois ans après sa mort, un texte inachevé de 800 pages sera publié « Les révélations du Grand Océan », ouvrage qui fait de Jules Hermann un écrivain à part entière.


Pierre Edouard Augustin Archambeaud

Fils de Edmond Archambeaud et de Jeanne Louise Burel, Pierre Edouard Augustin Archambeaud est né le 17 mars 1868 à Saint-Pierre. Docteur en médecine, il s’est marié à Marie Augustine Julie Hortense Adèle Zélie Le Coat de Kervéguen. Il obtient le titre de chevalier de la Légion d’Honneur. Cet officier d’Académie est par deux fois maire de sa ville natale, du 22 juin 1902 à 1912 puis de 1926 à 1937. Il fut aussi élu député de la deuxième circonscription le 27 janvier 1907. Il meurt le 21 août 1937 à 9 heures.







Raphaël Barquissau

Fils de Lucien Jean Raphaël Charles désiré Barquissau et d’Adèle  Emma Barre, Antony Jean Charles Raphaël Barquissau est né à Saint Pierre le 4 juin 1888.

Après des études au collège Barquissau, établissement d’enseignement privé créé par son grand père. Désiré va au lycée Leconte de Lisle à Saint Denis.

A Paris, il obtient l’agrégation de Lettres et présente une thèse de doctorat, en 1920 sur les poètes créoles du XIIIème siècle, Parny et Bertin. Il retourne au pays natal et exerce comme professeur à Saint Denis, de 1920 à 1926.

Il enseigna par la suite à Paris puis à Saigon, en Indochine française, où il devient proviseur au Lycée Chasseloup-Laubat. Il est ensuite nommé au Lycée Carnot où il exerce jusqu’à sa retraite.

Poète, militant de l’écriture et de la paix, il décide de faire « la guerre contre les fléaux qui tuent : la famine, le chômage, la maladie, l’ignorance, l’avidité des peuples pauvres et l’avarice des peuples riches ».

Il a aussi été fondateur de l’Académie de la Paix, membre de l’académie de la Réunion et de l’Académie de Madagascar. Il est élu le 4 mai 1945 à l’Académie des Sciences d’Outre-Mer et meurt à Paris le 20 novembre 1961.

Une grande partie de son imposante bibliothèque a été offerte à la ville de Saint Pierre par sa fille Hélène Minet-Barquissau.


Victor le Vigoureux de Kermorvant

Victor le Vigoureux de Kermorvant issu d’une famille d’hommes de loi (père et grand-père) est né à Saint-Pierre est né à Saint-Pierre le11 décembre 1877. Il poursuit des études de droit avant de succéder à son père Charles le Vigoureux comme avoué. Après plusieurs années de vie politique, il se retire et devient conseiller privé du gouverneur. De tendance gaulliste, il est tourmenté par le Gouvernement pétainiste puis est décoré de la croix de la Légion d’Honneur. La 3ème de ses filles (il en a quatre) épouse Fernand Collardeau, avocat à la Cour d’appel et futur maire de Saint-Pierre. Il meurt au Tampon dans la nuit du 16 janvier 1945. Son obituaire retrace sa vie politique et professionnelle : « …Il maintint par ses éminentes qualités professionnelles, sa scrupuleuse intégrité, son labeur assidu, la haute réputation familiale . La notoriété de monsieur Le Vigoureux dépassait les cadres de notre île. Bien que longtemps souffrant, il a jusqu’au dernier jour, ponctuellement rempli les devoirs de sa charge…il subissait l’atteinte du mal qui devait si rapidement l’arracher à l’affection des siens et à l’amitié de tous… fonction qu’il occupa longtemps, il donna la mesure de ses qualités d’administrateur et de chef ». (Le Peuple du 24 janvier 1945).

Conseiller général, Victor le Vigoureux devient même le vice-président de cette assemblée et occupe les fonctions de Maire de Saint-Pierre, succédant à Jean-Pierre Fréjaville, de 1919 à 1937.


Paul-Alfred Isautier

Petit fils de François Isautier, maire de Saint Pierre de 1888 à 1900, fils d’Alfred Isautier, conseiller général et président de la chambre d’agriculture, Paul-Alfred Isautier  voit le jour à Saint Pierre le 29 juin 1911 dans une famile d’industriels et de gros propriétaires terriens. Il fréquente le collège Arthur à Saint-Pierre, l’école laïque des garçons, et celle d’Anse -les -hauts, avant de rentrer au lycée Leconte de Lisle, où il obtient son baccalauréat. Après une formation d’ingénieur à l’Ecole nationale supérieure des industries agroalimentaires (ENSIAA) de Douai, il obtient son diplôme d’ingénieur à l’âge de 21ans. L’année suivante, il devient officier d’artillerie.

Puis, il regagne la Réunion et succède à son père en tant que directeur des Etablissements Isautier de 1936 à 1956. Il se marie en 1936 avec Solange Sanglier de la Bastie, qui lui donnera 6 enfants. Mobilisé, il retrouve son île en 1945, avec le grade de capitaine. De 1951 à 1956, il est président, puis président honoraire, du Syndicat général des travaux publics et du bâtiment de la Réunion.

Malgré toutes ses fonctions publiques, il trouve encore le temps de participer à des recherches agronomiques, afin d’améliorer le sort des agriculteurs, en tant qu’ancien président de la Fédération des ingénieurs des grandes écoles du ministère de l’Agriculture. Il obtient les suprêmes décorations d’officier de l’Ordre National du mérite et chevalier de la Légion d’honneur.

En 1951, Paul-Alfred Isautier est élu conseiller général. Il exercera à nouveau cette fonction de 1964 à 1970, puis de 1976 à sa mort, en 1984. De 1955 à 1958, il est conseiller de l’Union française. De 1958 à 1974, il est élu sénateur, mais ne renouvelle pas son mandat. Il devient le premier adjoint de Pierre-Raymond Hoarau avant de lui succéder en tant que maire au second tour des municipales, le 1er octobre 1967, face au chirurgien Roland Hoarau et Raymond Mondon. Il sera le maire de Saint-Pierre jusqu’en 1983.

Bon gestionnaire, c’est le soucis de l’économie qui le guide constamment, alors qu’il a hérité d’une situation financière difficile résultant de la fermeture des sucreries de Casernes et de Pierrefonds. L’augmentation des impôts a toujours été inférieur à celle du coût de la vie. Pour comprimer le chômage, il crée la première zone industrielle de l’île et plus d’un millier d’emplois. Puis une seconde zone industrielle qui porte l’industrialisation de la ville sur une soixantaine d’hectares. Dans le dynamisme engendré par la départementalisation, il construit la première station d’épuration du Sud, dote la région du plus moderne hôpital de l’océan indien. Il s’attache à décentraliser l’administration communale et ouvre des mairies annexes à Grands-Bois, Mont-Vert-les-Bas, Terre-Sainte, Ligne des Bambous, Ravine Blanche… il crée une police municipale, de nombreux équipements sportifs, rénove l’hôtel de ville, installe le 2e RPIMA à Pierrefonds et le RSMAR à Terre Rouge, il est aussi à l’origine du projet de la médiathèque. Il crée et développe le réseau de la Sabrap qui permet l’irrigation de tout le sud, l’essor de l’agriculture et l’approvisionnement en eau domestique de Saint-Pierre. Il insuffle un bon coup d’oxygène au commerce par le biais des foires commerciales.

Paul-Alfred Isautier s’éteint dans la nuit du 4 septembre 1984 à 21 heures à l’Hôpital Intercommunal Saint-Pierre le Tampon.

 
©zoorit (Agence de communication - Ile de la Réunion)
>