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Le Patrimoine


Hôtel de ville

Bâtisse ou « Magasin » de la Compagnie Française des Indes Orientales, dernier pur exemple d’une construction coloniale de la première moitié du 18ème siècle, construit par des ingénieurs de marine. Il faut entendre par le terme « magasin » non seulement un entrepôt où les colons venaient apporter leurs cafés et acheter les produits importés par la Compagnie, mais aussi un bâtiment administratif où étaient logés le Commis de la Compagnie pour le Quartier de la Rivière d’Abord ainsi que les bureaux locaux de la Compagnie.

Hotel de Ville
Hotel de Ville
Sa construction fut décidée par délibération du Conseil  supérieur de l’île Bourbon  en date du 8 septembre 1736. Le bâtiment ne fut probablement achevé qu’après liquidation de la Compagnie des Indes en 1767.

Le 27 mai 1828, le Ministre de la Marine et des Colonies annonce l’approbation de la cession définitive par le Roi de son magasin, à la Commune de Saint-Pierre.

En 1848, une partie du bâtiment fut utilisée temporairement pour accueillir les esclaves affranchis sans travail. Enoncé « Grand Magasin de l’Etat » dans un plan et élévation et dit « Grand magasin du Roy » sur des plans de 1772/1773.

Bâtiment ayant été défiguré , après la seconde guerre mondiale par une restauration intempestive. La toiture était à l’origine certainement en forme de carène de vaisseau renversé couverte de bardeaux. Le bâtiment ne paraît avoir subi aucune transformation extérieure. Les décors second Empire ou volutes sont existants à partir du 20ème siècle, par contre, il n’existe pas le balcon et le clocheton a été modifié dans sa forme actuelle ( anciennement d’après une lithographie de Maillard, datée de 1862, le clocheton était fait de quatre piliers sur lesquels reposait un dôme abritant une cloche, laquelle devait à l’origine servir de toscin). Le bâtiment a gardé extérieurement l’essentiel de son caractère, il n’en est pas de même de l’intérieur. Il a servi de grenier à blé, a subi plusieurs modifications pour acquérir son aspect actuel en 1815. De beaux arbres dans le jardin. Fontaine et statues de la fin du 19ème et du 20ème siècle.

Adresse :Place de l’Hôtel de Ville, rue Méziaires Guignard


Hôtel de la sous- préfecture, Villa Motais de Narbonne

Demeure du 19éme siècle dite grande maison bourgeoise, qui représente un certain style aristocratique et son architecture un peu précieux séduit par son romantisme.

Magnifique demeure en bois, pierre et chaux, construite entre 1820-1830. L’architecture de cette villa illustre le courant néo-classique français qui envahit la Réunion dès la fin du 18ème siècle. La grande maison bourgeoise se caractérise par : une géométrie symétrique des masses bâties, des percements et de l’ornementation ; une volumétrie traditionnelle une toiture 4 pans ; une façade décor et une opposition de traitement entre façade principale et latérales et arrière, ainsi qu’une ornementation relativement effacée et enfin par un jardin et une cour comme espace social.

Néanmoins bien que transformée, agrandie et quelque peu dénaturée sur son volume arrière au cours des trente dernières années, cette villa conserve entièrement son caractère d’origine.

Adresse : n°18, rue Marius et Ary Leblond « villa Motais de Narbonne »

Le Bourg


Le marché couvert

La structure métallique principale a été construite « entre 1856 et 1863 ». En 1857, l’ingénieur Maillard dresse un plan de la ville de Saint-Pierre sur lequel ne figure pas l’emplacement du marché.  Pourtant on peut affirmer qu’il existait quelque chose qui y ressemblait puisqu’une lettre du Maire Denis le Coat de Kerveguen, datée du 22 août 1851, rappelle l’interdiction de la viande de la boucherie ailleurs que dans le marché de Saint-pierre au lieu-dit « « bazar ». Une importante précision est apporté par monsieur Engelmann, Ingénieur des travaux ruraux, dans un rapport de 1963 : « Le marché rural de Saint-Pierre a été créé en 1876 et a été construit par les établissements Cail et Cie ». On suppose que l’ingénieur parle ici de « l’établissement public Marché de Saint-Pierre » et non pas du bâtiment lui-même, lequel semble-t-il avoir été construit avant 1863. A l’époque le marché s’appelle « bazar ». Deux grilles le ferment. Les bas-côtés se composent d’une suite d’étals, en marbre, et de boutiques. Le milieu est réservé à la circulation et de chaque côté se rangent des carreaux de pierre. Quatre fontaines avec leurs angelots verseurs montent bonne garde autour du « bazar ». C’est des Fonderies Ducel et fils, aujourd’hui disparues, que sont issus les angelots et leurs bassins. « Le Bazar » est situé rue du Canal Saint-Etienne, soit l’actuel rue Victor le Vigoureux.

Pendant des décennies, il a été au centre de toute l’activité saint-pierroise. S’animant très tôt, souvent avant deux heures du matin avec les maraîchers investissant les lieux, il ne connaissait un semblant d’accalmie qu’à partir de 22 heures. Une animation incessante l’a fait vivre jusque tout récemment, quand il fallut déménager certaines structures devenues trop « lourdes » pour le centre-ville.

Il importe aujourd’hui de rendre à cette quasi-institution son lustre d’antan. Il  su acquérir ses lettres de noblesse. Un tel lieu, qui a imprimé à la ville une grande part de sa personnalité, mérite de passer à la postérité.


L’ancien tribunal

Ce tribunal a été désaffecté dans les années 1980, lors de l’ouverture du nouveau tribunal.

Grande bâtisse à l’abandon. Il appartenait au Département. Dans cet ancien tribunal de Saint-Pierre furent jugés Saint-Ange, Sitarane et sa bande. Le vieux tribunal est devenu propriété communale et sera revalorisé en salle de spectacle.

Adresse : 60, rue Victor le Vigoureux « Ancien Tribunal », Centre ville


La  Médiathèque Raphaêl Barquissau

Sa période de construction se situe entre 1758 et 1773 date à laquelle est signalé l’emplacement de la « Maison du Commandant » sur le plan Le Tromelin.

La médiathèque
La médiathèque
Parmi les monuments de Saint-Pierre, monsieur Maillard mentionne en 1862 dans ses « Notes sur l’île de la Réunion » l’école des frères, ancien hôtel des Directeurs. Dans son « guide du voyageur » du canton de Saint-pierre de 1925, Jules Hermann cite parmi les curiosités de la ville, le bâtiment à trois étages où se tient l’école des Garçons, construit pour l’Ancien Gouvernement. Il le fait remonter à l’époque de Gabriel Dejean, directeur des quartiers de Saint-Pierre et de Saint-Louis en 1736, dans sa « Colonisation de l’Ile Bourbon .Création du quartier de Saint-Pierre.

Les poutres et les planchers sont en bois de natte provenant des arbres abattus sur place, lors de la fabrication des charpentes. Les maçonneries sont faites d’un mélange de chaux et de mélasse.

 A l’époque de la Compagnie des Indes Orientales et jusqu’en 1825, la bâtisse  servait d’entrepôt pour le stockage des denrées : café, riz, maïs , orge, coton, indigo, vanille, ylang-ylang. De 1825 à 1863, le bâtiment devient l’Hôtel de Gouvernement, de 1863 à 1895, l’Ecole des Frères. Il fut laïcisé par arrêté du gouvernement Samary en 1901 et est devenu propriété communale en 1904. Depuis 1981, c’est un lieu destiné à la bibliothèque municipale.Les personnages illustres ayant fréquenté cette école sont : Jean Baptiste Lislet Geoffroy, François Césaire De Mahy, Aimé Merlo ou Ary Leblond, Raphaël Barquissau, Jacques François Henry Frappier de Montbenoît, maire et Augustin Motais de Narbonne, maire.

En 1968, la fille  de Raphaël Barquissau, Hélène Minet Barquissau fit don à la ville de Saint Pierre d’une grande partie de son imposante bibliothèque.

La Médiathèque Raphaël Barquissau dispose d’un fonds ancien comprenant plus de 530 ouvrages, que le public peut consulter sur rendez-vous. C’est un axe de la Culture. Elle comporte cinq grandes sections : la Section Adulte, Etude, Jeunesse, Périodique, Audiovisuelle, ainsi qu’une Bibliobus.

Tout au long de l’année divers animations sont proposées : Animations pour enfants, expositions…

Adresse : rue du collège Arthur


Entrepôt Kerveguen « Maison Roussin »

Entrepôt de la Compagnie des Indes, datant du milieu du 18ème siècle (elle figure sur les lithographies de Roussin antérieures aux travaux du port). Servant de magasin de vivre et de café. Acheté par la famille Kerveguen au milieu du 19ème siècle. Des deux magasins Kerveguen ne subsiste que celui surplombant la rive de la rivière d’Abord, située dans le quartier qui vers 1736 était principalement réservé aux bâtiments d’administration et entrepôt de la compagnie des Indes.

Bâtiment massif en bordure nord ouest de la rivière d’Abord de 4 niveaux construit en moellons de basalte hourdis à chaux et à sable, le premier niveau avec sol en moellons s’ouvre sur la rivière par deux grandes baies. Toiture à 4 pans dont deux en demi-croupe couvert en bardeaux. La rénovation entreprise en 1985 n’a malheureusement pas gardé la caractère originel du bâtiment. Si les charpentes ont été restaurées assez fidèlement, en revanche, les travaux de réfection des enduits, badigeons, menuiseries extérieures, escaliers intérieurs et couvertures ont dénaturé le bâtiment. Actuellement le bâtiment  subi une remise en valeur et l’édifice a été restauré dans le respect des techniques et matériaux traditionnels.

Adresse : Boulevard Hubert Delisle « Maison Roussin »


Maison Orré

Demeure du 19ème siècle créée en 1825 par Hipolyte. Maison d’Anicet Orré, industriel sucrier du dernier siècle. Considérée comme l’archétype de la villa créole traditionnelle, avec sa façade aux proportions harmonieuses et sa varangue fermée, son emplacement au centre de la parcelle.

Habitation principale d’un étage avec garage, magasin. La façade a une organisation parfaitement symétrique. La varangue, à laquelle on accède par un emplacement taillé dans la pierre de basalte, s’ouvre par quatre piliers de bois créant trois travées, surmonté d’un bandeau orné de denticules, son sol est dallé de marbre noir et blanc. La demeure est couronnée d’un puissant entablement sans décor masquant la couverture et sensé donnerde l’élévation à l’ensemble.

Adresse :  n° 50, rue Désiré Barquisseau « Maison Orré »


Maison Adam de Villiers

Demeure du 18ème siècle. Considérée comme la plus ancienne de Saint-Pierre a vraisemblablement été construite vers les années 1760 ou 1770.

Grande villa bourgeoise. Belle demeure en pierre volcanique hourdée et enduite à sable et à chaux sur un plan barlong, d’inspiration bretonne, en bon état de conservation malgré son grand âge. Le corps principal est composé de deux niveaux de l’habitation dont le rez de chaussée, résevé aux pièces de réception et un étage en comble surélevé à la « Mansard » destiné aux chambres et longère couverte en planches adossée à la maison. Ordonnance symétrique de façade, chaînage en pierre taillées, enduit de chaux, linteaux en arc cintrés, lucarnes à terrassons courbe, couverture en bardeaux avec membrons et épis en plombs.

Adresse : n° 21, rue Marius et Ary Leblond « Maison Adam de Villiers »



 
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